Un traitement basé sur l’utilisation des ultrasons localisés .

Une alternative pour la prostate à la clinique Saint-Michel à Toulon

Pour la première fois les patients varois atteints d’un cancer de la prostate localisé disposent d’un alternative thérapeutique mini-invasive à l’ablation de la prostate ou à la radiothérapie externe.La clinique Saint-Michel à Toulon, 1er établissement varois à s’équiper, propose ce traitement fondé sur l’utilisation des ultrasons localisés de haute intensité (HIFU). « Il s’adresse au patients atteints d’un cancer localisé ou à des patients qui récidivent d’un cancer localisé après une radiothérapie externe, explique le Dr. Stéphane Mallick, qui a participé au développement de cette technique. C’est aussi une alternative pour des patients qui ont une contre-indication pour la chirurgie ou la radiothérapie. »

Un traitement utilisant des ultrasons focalisés est désormais accessible aux Varois.

L’Ablatherm
Les HIFU sont administrés au patient par l’Ablatherm, un appareil composé de deux modules. Le premier est constitué d’une table équipée d’une sonde émettrice d’ultrasons introduite par voie transanale dans le rectum. Elle permet à la fois d’administrer le traitement et de produire des images pour son contrôle en temps réel. Le second module permet au chirurgien de commander cette sonde. Dan un premier temps, il va reconstruire une image échographique tridimentionnelle de la prostate et définir sur son écran les zones de lésions qu’il souhaite traiter, avant de procéder au tir d’HIFU. Leur chaleur brutale et rapide entraîne la destruction des tumeurs sans diffusion en dehors de la prostate. Au total, l’intervention dure 2 à 3h. Après le traitement, une sonde urinaire est mise en place et retirée au bout de 48h. L’hospitalisation n’excède pas 4 jours. L’efficacité du traitement se vérifie 3 mois plus tard, avec une simple prise de sang pour un dosage des marqueurs du cancer de la prostate.

Pas encore remboursée. « L’intérêt des HIFU, note l’urologue, c’est le peu de morbidité et d’effet secondaires urinaires ou sexuels. On a chiffré à 82% la survie à 5 ans sans récidive et à 73% sur 7 ans. Seul bémol, si l’utilisation des HIFU est validée par l’Association française d’urologie, les discussions sont en cours concernant le remboursement de cette thérapie novatrice.

Voir le site internet du docteur Salvatore Sessa : www.docteursessa.fr

© Var-Matin du 17 janvier 2010 – Caroline Martinatwww.varmatin.com