Clinique Saint- Michel, chirurgie du dos : une alternative à l’arthrodèse

Depuis deux ans, le Centre varois du Dos à la clinique Saint-Michel de Toulon propose une alternative avec un système de stabilisation dynamique du rachis.

Des vis, une tige de métal et une greffe osseuse : l’arthrodèse est longtemps restée l’ultime option pour soulager les lombalgies de patients souffrant parfois depuis de nombreuses années. Avec un inconvénient majeur, la perte de mobilité du rachis au niveau des vertèbres fixées. Depuis deux ans, le Centre varois du Dos à la clinique Saint-Michel de Toulon propose une alternative avec un système de stabilisation dynamique du rachis. La technique combine des vis, des cales et des haubans sans toucher au système articulaire des vertèbres. Ce qui permet au patient de conserver ou de retrouver sa mobilité vertébrale.

Une chance de restaurer les disques abîmés

« Cette technique est indiquée pour certaines pathologies lombaires (canal lombaire étroit, spondylolisthésis dégénératif, récidive de hernie discale et autres) dès lors que la discopathie est confirmée par le scanner ou l’IRM et après l’échec des traitements conservateurs que constituent la kinésithérapie, les infiltrations et les médicaments, précise le Dr Salvatore Sessa ( voir site web ), chirurgien orthopédiste, membre de la Société française de chirurgie rachidienne. Le but est de stabiliser le rachis dans sa position fonctionnelle et de restaurer la hauteur du disque entre les vertèbres, tout en permettant une certaine mobilité. »

Chez les patients jeunes

Une étude récente a démontré que le fait de soulager le disque intervertébral en stabilisant de façon dynamique les vertèbres peut favoriser sa réhydratation quand il n’a pas été complètement affaissé. D’où l’intérêt de ne pas attendre une dégradation irréversible, d’autant que la rapidité d’évolution de la pathologie n’est pas prévisible. Cette technique est particulièrement intéressante pour les patients plutôt jeunes, qui souffrent du dos du fait, par exemple, d’un déséquilibre vertébral. « L’intervention doit alors être décidée sans trop tarder pour donner, dans des cas bien choisis, au disque toute sa chance de récupérer au mieux son action d’amortisseur intervertébral. »

Autre avantage de cette technique : elle est mini invasive « On a une approche intermusculaire et non pas intramusculaire comme pour l’arthrodèse, souligne le Dr. Sessa. Les saignements sont moins importants, les muscles ne sont pas coupés, donc la récupération est plus rapide. On n’évite pas complètement les douleurs postopératoires mais on les limite. »

Des techniques combinées

Si ce système de stabilisation dynamique du rachis ne peut pas toujours remplacer l’arthrodèse, les deux techniques peuvent parfois être combinées. « Dans le cas d’un rachis présentant différents stades de dégénérescence discale sur plusieurs niveaux, on peut combiner une partie bloquée par une arthrodèse classique, et une partie stabilisée par le système dynamique », commente le Dr. Sessa.  .

Aujourd’hui cette technique ne concerne qu’un tiers des interventions du rachis pratiquées au Centre varois du dos à Toulon car « l’indication est très ciblée » selon le docteur Salvatore Sessa. Néanmoins 30 à 40% de ces patients n’auraient pas du tout été opérés avant ou alors ils auraient bénéficié d’une arthrodèse lombaire et perdu une grande part de la mobilité qu’ils ont aujourd’hui conservée ou retrouvée. En cas d’échec de la technique, il est toujours possible de réaliser secondairement une arthrodèse vertébrale sans avoir tout à démonter, explique le Dr Salvatore Sessa.

En savoir plus sur le Centre varois du dos : www.docteursessa.fr

© – 21 mars 2010 – Nice Matin – Caroline Martinat