Le centre fête ses dix ans, à la clinique Saint-Michel

 

Dix ans de procréation médicalement assistée à Toulon

stmichel_liens1L’équipe du centre d’assistance médicale à la procréation de la clinique Saint-michel à Toulon célèbre ses dix ans depuis son premier « bébé-éprouvette ». Depuis, plus de mille bébés y ont vu le jour

02.05.2013 – Var-Matin – Tout commence par une grossesse qui ne vient pas. Des médecins qui vous disent que le problème est psychologique et qu’il faut être patient… », témoigne une Varoise. Seulement, du temps, tous les couples n’ont pas ce « luxe », ni la chance de mettre au monde leur enfant « naturellement ». Commence alors pour eux un long parcours ponctué de joies et de déceptions. Des examens qui se succèdent, s’étalent parfois durant des années : prises de sang, piqûres d’hormones, ponctions, inséminations… Orientés vers la fécondation in vitro, c’est ainsi que ces couples, le plus souvent varois, découvrent le centre de procréation médicalement assistée (PMA) de la clinique Saint-Michel de Toulon.

« Un centre à taille humaine »
SM-toulon-vign02Créé en 2003, le centre fête justement ses dix ans et son premier « bébé-éprouvette ». Plus de mille enfants sont ainsi nés depuis, dont les parents sont restés reconnaissants vis-à-vis de l’équipe du centre. « C’est un centre à taille humaine avec des personnes généreuses », témoigne une maman par écrit.« Pas d’attente pour les rendez-vous. Ce n’était pas l’usine… Nous remercions tous les jours le centre de nous avoir donné la joie d’être parents », raconte une autre. Ou encore cette Toulonnaise qui confit : « Ce fut une chance de pouvoir être suivie sur son lieu de vie… Durant ces années d’espoir, de souffrance, de déception, de découragement, nous nous sommes sentis aidés, épaulés. » Bâti autour d’une équipe pluridisciplinaire de biologistes, gynécologues, urologues, endocrinologues et psychologues, ce « petit » centre de PMA privé, le seul du Var, a joué des coudes à ses débuts face à ceux de Marseille et de Nice.

Son fondateur, le docteur Robert Boschet, se souvient : « Le premier bébé FIV date de 1978 en Angleterre, 1981 en France.Nous avons commencé ici en 1987 mais c’était laborieux. Nous avons eu quelques grossesses terminées en fausses couches. En 1989, nous avons commencé les transports ovocytaires. » La stimulation et la ponction ovocytaire des femmes ont alors lieu à la clinique Saint-Michel mais les conjoints doivent apporter les ovocytes à Marseille où la prise en charge biologique et le transfert des embryons étaient alors réalisés.

Il faudra attendre 2003, avec la création du centre d’assistance médicale à la procréation, pour que la totalité du processus de fécondation in vitro soit réalisé à Toulon. Depuis, le centre a été marqué par de nouvelles avancées, notamment depuis 2009 dans le domaine des prélèvements chirurgicaux de sperme. Et en novembre dernier, l’agence régionale de santé (ARS) a renouvelé son agrément pour cinq ans.« Avec des félicitations et cela même si notre développement n’est pas encore optimal. Beaucoup de patients varois se rendent encore à Marseille », explique Laurence Serthelon, médecin biologiste, coresponsable du centre aujourd’hui, aux côtés d’Yves Jasaitis, gynécologue. Une bonne note pour cette « entité un peu à part de la clinique » qui récompense dix années d’efforts et d’investissement de la part de cette petite équipe composée d’une dizaine de personnes, médecins, secrétaires, techniciennes, infirmière…

© – 21 mai 2013 – Var Matin – Ambre Mingaz  – www.varmatin.fr